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Depuis l'époque des Mérovingiens, sous les rois Francs, la maîtresse royale vivait dans l'ombre, occupée à être l'objet ou le jouet des plaisirs sensuels de son amant. Ce n'est que sous les Valois, sous le règne de Charles VII, qu'elle atteint son apogée, celle de favorite officielle (qui signifie maîtresse préférée du roi). La première favorite officielle du roi, à être reconnue, fût Agnès Sorel. Une favorite royale se devait alors d'être belle, saine, intelligente, intrigante et spirituelle, sinon sans ces trois dernières qualités, comment pouvait-elle occuper plus longtems, le coeur et l'esprit de son amant; comment sa faveur, pouvait-elle durer; comment pouvait-elle les intrigues ou les complots menés contre elle? Etre maîtresse royale n'était de la prostitution, mais une grande place qu'il fallait tenir avec une grande habileté. Toutes les amourettes des rois ne portèrent jamais le titre de «favorite royale». Il était réservé à des rares occasions, ce qui explique encore son importance. Avoir aussi de maîtresse était un signe de gloire, prestige et les rois sans maîtresses suscitèrent bien plus de moqueries que de respect, comme ce fût le cas Louis XVI. C'est à partir du règne de Louis XIV que le statut de favorite officielle fût très envié car celui-ci donnait terres et châteaux à ses maîtresses et légitimait les enfants nés de leur union. Les maîtresses royales ne furent pas seulement les putains de leurs rois (comme l'on disait à l'époque), elles surent chacune marquer leur siècle comme : le style Pompadour, la coiffure Fontanges, les robes battantes de Madame de Montespan qui devinrent plus tard les robes à la française. Parmi les favorites royales les plus importantes, nous pouvons citer : Agnès Sorel, Diane de Poitiers, Gabrielle d'Estrées, la marquise de Montespan et la marquise de Pompadour. Venez découvrir ces figures marquantes de l'histoire et n'hésitez pas à y laissez vos remarques.