Les Favorites Royales

Introduction

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Depuis l'époque des Mérovingiens, sous les rois Francs, la maîtresse royale vivait dans l'ombre, occupée à être l'objet ou le jouet des plaisirs sensuels de son amant. Ce n'est que sous les Valois, sous le règne de Charles VII, qu'elle atteint son apogée, celle de favorite officielle (qui signifie maîtresse préférée du roi). La première favorite officielle du roi, à être reconnue, fût Agnès Sorel. Une favorite royale se devait alors d'être belle, saine, intelligente, intrigante et spirituelle, sinon sans ces trois dernières qualités, comment pouvait-elle occuper plus longtems, le coeur et l'esprit de son amant; comment sa faveur, pouvait-elle durer; comment pouvait-elle les intrigues ou les complots menés contre elle? Etre maîtresse royale n'était de la prostitution, mais une grande place qu'il fallait tenir avec une grande habileté. Toutes les amourettes des rois ne portèrent jamais le titre de «favorite royale». Il était réservé à des rares occasions, ce qui explique encore son importance. Avoir aussi de maîtresse était un signe de gloire, prestige et les rois sans maîtresses suscitèrent bien plus de moqueries que de respect, comme ce fût le cas Louis XVI. C'est à partir du règne de Louis XIV que le statut de favorite officielle fût très envié car celui-ci donnait terres et châteaux à ses maîtresses et légitimait les enfants nés de leur union. Les maîtresses royales ne furent pas seulement les putains de leurs rois (comme l'on disait à l'époque), elles surent chacune marquer leur siècle comme : le style Pompadour, la coiffure Fontanges, les robes battantes de Madame de Montespan qui devinrent plus tard les robes à la française. Parmi les favorites royales les plus importantes, nous pouvons citer : Agnès Sorel, Diane de Poitiers, Gabrielle d'Estrées, la marquise de Montespan et la marquise de Pompadour. Venez découvrir ces figures marquantes de l'histoire et n'hésitez pas à y laissez vos remarques.


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dimanche 24 août 2014

Jeanne Le Cocq, dame de la Commune-en-Brie

Fille de Jean Le Cocq, seigneur de La Commune-en-Brie et de Madeleine Bochart, elle épouse vers 1512 Jacques Dishomme seigneur de Cernay-en-Beauvaisis qui était réputé être le plus riche de tous les gens de robe. Ils n'auront aucun enfant.

Il semble qu'elle soit devenue la maîtresse de François Ier alors que celui-ci était encore le comte d'Angoulême. C'est Marguerite, la soeur de François 1er qui relate cette liaison de son frère dans "l'Heptaméron".Jeanne reste plusieurs années la maitresse de François, alors désigné comme héritier par le roi Louis XII. En 1509 plus attaché à Jeanne qu'à sa future femme, Claude de France, il déclare : « j'estime certes cette fille du roi mais je ne pourrai jamais l'aimer ; pour l'amour, il est d'autres prés où sans presque me baisser j'aurai tout plaisir de cueillir à foison les plus capiteuses corrolles ».

Il semble aussi qu'elle ait été la maîtresse du duc de Suffolk qui avait accompagné la princesse Mary Tudor venue épouser Louis XII. Le duc logeait alors chez son époux.

La relation de Jeanne et de François Ier cessa à l'avénement de ce dernier au trône.

Après la mort de son époux, elle se maria en secondes noces avec Pierre Pedrier, seigneur de Bobigny dont elle aura deux fils : Pierre et Guillaume.

Elle décéda le 13 avril 1546 à Paris sans doute dans un âge avancé.

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dimanche 3 août 2014

Les petites maîtresses de Charles VII

Éléonore de La Pau :

Originaire de Touraine, elle était demoiselle d’honneur de la reine Marie d’Anjou depuis 1419. Elle fut une des maîtresses de Charles VII. Elle aurait hébergé un moment Jeanne d'Arc dite la Pucelle. Elle épousa Jehan Dupuy (un conseiller Yolande d'Aragon) entre 1425 et 1429.

Jeanne de Maignelais :

Soeur de Antoinette de Maignelais, elle naquit vers 1440. Elle devint fille d'honneur de la reine Marie d'Anjou vers 1450. C'est sa soeur voulant réveiller les sens dégourdis du roi qui l'aurait introduite dans le lit de Charles VII.Elle sera sa maîtresse pendant un court moment puis épousera le 24 mai 1456 Jean, vicomte de Comborn avec qui elle aura 3 enfants. Sa date de décès demeure inconnue.

Antoinette de Villequier :

Belle soeur d'Antoinette de Maignelais, c'est par l'entremise de celle-ci qu'elle deviendra la maîtresse du roi. Celui-ci lui fera obtenir une pension de 500 livres en 1450. Elle épousera en 1451 Jean de Lévis, seigneur de La Roche-en-Renier. Ils n'auront pas d'enfants.

Marguerite de Villequier :

Soeur de la précédente, comme celle-ci, elle sera poussée par sa belle-soeur dans le lit du roi et deviendra sa maîtresse pour une courte durée. Elle épousera Antoine d'Aubusson, seigneur du Monteil-au-vicomte avec qui elle aura quatre enfants.

 

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Jeanne de Louvet, vicomtesse de Joyeuse

Fille du président du Parlement de Provence Jean Louvet et de Métheline Lagane, Jeanne naquit vers 1400. Elle devint fille d'honneur de la reine Marie d'Anjou en 1419. Elle sera présentée au roi par son beau frère René d'Anjou. Selon le pape Pie II, « la reine n'ignorait pas que c'était son frère qui lui opposait des putains, elle pleurait et se lamentait de se voir chaque jour abandonnée et délaissée. »

Les rencontres sont organisées au manoir de Roberdeau (au pied du chateau de Chinon) par une galerie souterraine qui reliait la résidence au manoir.

Elle épousera Louis II vicomte de Joyeuse avec qui elle aura cinq enfants.

Après sa relation avec Charles VII, Jeanne bénéficiera d'une pension de la part du roi jusqu'à la mort de ce dernier en 1461. Après on perd toute trace d'elle.

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samedi 12 juillet 2014

Bertrade de Laon dite Berthe au Grand Pied

Bertrade ou Berthe de Laon dite Berthe au Grand Pied née vers 720 était la fille du comte Caribert de Laon. Affligée probablement d'un pied-bot, son surnom serait dû à ce pied qu'elle aurait eu plus grand que l'autre.

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Son père est le comte Caribert de Laon, lui même fils de Bertrade, co-fondatrice du monastère de Prüm. Le père du comte Caribert est probablement apparenté aux Hugobertides. Ici s'arrêtent les certitudes.

Pour diverses raisons, onomastiques et liées à la documentation, il est possible que Bertrade de Prüm (grand-mère de Berthe au Grand Pied) soit une fille du roi mérovingien Thierry III et de Clotilde Dode. Le nom de sa mère est inconnu, mais on s'accorde pour des raisons onomastiques sur le fait qu'elle se prénommait Gisèle d'Aquitaine.

Bien qu'elle est reconnue comme unique épouse de Pépin le Bref, il y a des écrits qui prétendent que Pépin était d'abord marié avec Leutburgie ou Leutberga dont il aurait eu cinq enfants, totalement inconnus par ailleurs. Cette légende est peut-être une confusion due au poème d'Adenet le Roi, écrit en 1270 « Li Roumans de Berte aus grans piés »

Berthe serait donc devenue la maîtresse de Pépin vers 741 alors que celui-ci était marié à Leutburgie. Il n'allait pas tarder de la répudier pour épouser ensuite Betrarde.

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La date de son mariage a été aussi sujet à discussion. Les Annales de Prüm mentionnent 743 ou 744 et les Annales de Saint-Bertin indiquent 749. La date de la naissance de Charlemagne n'est pas non plus connue. La date de 742 est avancée par le père Anselme, qui reprend l'unique témoignage d'Eginhard, qui dit dans sa Vita Karoli Magni que Charlemagne avait 72 ans à son décès en 814. Mais il est apparu qu'Eginhard paraphrasait la Vie des douze Césars de Suétone, ce qui fait la fiabilité de l'âge de Charlemagne incertaine. Les Annales de Lorsch disent que la naissance a eu lieu un 2 avril. En 755, un clerc irlandais du nom de Cathuulf rappelle à Charlemagne que tout le clergé s'était mis en prière pour que le roi et la reine aient un enfant : cela suppose une naissance forcément légitime, pour que le clergé fasse une telle action et plusieurs années après le mariage. Les Annales Petaviani donnent la date de 747, mais posent un problème : elles précisent également que Charlemagne est né après le départ de son oncle Carloman pour Rome, évènement qui a eu lieu le 15 août 747. De plus, en 747, Pâques tombe le 2 avril et les chroniqueurs n'auraient pas manqué de signaler cette coïncidence. C'est pour ces raisons que la naissance de Charlemagne est probablement à dater au 2 avril 748, et le mariage de ses parents à 743 ou 744.

Elle donne naissance à Carloman en 751. Elle est couronnée reine avec son mari à Soissons, en 751, après la déposition du dernier roi mérovingien Childéric III. En juillet 754, elle et ses enfants reçoivent la bénédiction du pape Étienne II lors du sacre de son époux à Saint-Denis. Berthe est très active pendant le règne de son mari, qu'elle conseille et accompagne dans ses expéditions guerrières, cependant quelques années plus tard, Pépin le Bref envisage de la répudier pour des raisons non connues, mais le pape s'y oppose. Selon Settipani, Pépin voulait épouser une femme nommée Angla, fille de Theodrade. À la mort de Pépin, en 768, elle fait monter sur le trône ses deux fils Charles et Carloman, sans pour autant leur abandonner totalement le pouvoir et garde une grande influence sur eux. Elle arrange notamment le mariage en 770 de Charles avec Désirée de Lombardie qu'il répudiera lorsqu'il entrera en guerre contre son beau-père pour s'emparer de ses États. Elle tente également vainement de maintenir l'entente entre les deux frères.

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À la mort de son frère Carloman, en 771, Charles s'empare de ses possessions, et écarte sa mère qui quitte Aix-la-Chapelle où elle réside pour se retirer à l'abbaye de Choisy-au-Bac près de Compiègne où elle meurt le 12 juillet 783 (le 4 des nones de juillet).

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dimanche 15 juin 2014

Les concubines et épouses de Clotaire Ier

Ingonde :

Fille de Baldéric de Thuringe, elle aurait été concubine de Clotaire Ier puis l’épousa vers 517. Ils eurent ensemble six enfants dont trois furent des rois francs.

D’après Grégoire de Tours Clotaire « l’aimait d’unique amour ».

C’est elle qui aurait présenté sa soeur Arégonde au roi comme une jeune fille cherchant à trouver un fiancé convenable. Le roi ne trouvera meilleur fiancé pour Arégonde que lui-même et l’épousera. Ingonde se trouvera ainsi délaissée au profit de sa soeur. Sa date de mort reste inconnue.

Arégonde :

Née en 505, elle était la soeur cadette de la reine Ingonde.

Comme le relate Grégoire de Tours, un jour, enhardie par la bonté du roi, la reine Ingonde osa lui dire : « le roi monseigneur a fait de sa servante ce qu’il lui a plu, et il m’a appelée à son lit ; j’ai une sœur nommée Aregonde qui est attachée à votre service : si vous voulez mettre le comble au bien que vous m’avez fait, vous procurerez un mari puissant et riche à ma sœur votre servante, afin que rien ne m’humilie, et que, au contraire, élevée par une nouvelle faveur, je puisse vous servir encore plus fidèlement ».

Le roi répondit : « Voyons ta sœur, fais-la moi connaître ». Apprenant qu’elle habitait une maison du domaine royal, il alla la voir ; il la trouva belle, et quelques jours après, revenant auprès d’Ingonde : « La grâce que ta douceur désirait de moi, je te l’ai accordée. J’ai cherché pour ta sœur un homme riche et vaillant ; je n’en ai point trouvé qui lui convînt mieux que moi-même ; apprends donc que je lui ai donné le titre d’épouse, ce qui, je pense, ne te déplaira pas. » Ingonde dit alors : « Que mon seigneur fasse ce qui lui semble bon, pourvu que sa servante ne perde pas ses bonnes grâces. »

Arégonde devint ainsi l’une des nombreuses reines de Clotaire Ier comme c’était la coutume chez les Mérovingiens.

De cette union naquit Chilpéric, futur roi des Francs de Neustrie.

Arégonde mourut vers 575.

Chunsène ou Chusinde ou Grinside :

Les chroniqueurs de l’époque ne rapportent rien de particulier sur Chunsène si ce n’est qu’elle donna vers 520 un fils au roi, Chramne qui connut une fin tragique.

Gondioque ou Gontheuque:

Fille de Gondebaud, roi des Burgondes, et de Caretène, Gontheuque fut mariée jeune à Clodomir, roi d’Orléans et lui donna trois enfants : Théobalde (ou Théobald) né en 520, Cloud né en 522 et Gonthier (ou Gontaire) né en 523. Quelques temps après, son mari fut tué lors de la bataille de Vézeronce. Théobald et Gonthier sont assassinés par les frères du roi d’Orléans qui veulent se partager le royaume de leur frère défunt. Seul Cloud est sauvé par les braves de Clodomir, il fut plus connu sous le nom de saint Cloud et mourut en 560.

Grégoire de Tours affirme qu’après la mort de son mari, Gontheuque épousa « sans délai » Clotaire Ier, frère de Clodomir. Elle mourra huit ans plus tard vers 532. Un certain Gondebaud (ou Gondevald) né vers 530 et mort en 585, prétendit être le fils de Clotaire et de Gontheuque, mais réclama en vain sa part du trône. Il s’était réfugié tout enfant à la cour de Constantinople, et par esprit d’intrigue, Gontran Boze vint l’y chercher vers 577, après la mort de Mérovée (l’un des enfants de Chilpéric Ier, fils de Clotaire) afin qu’il fît valoir ses droits. Gondebaud fut tué. Jamais on n’a su si ses prétentions étaient ou non fondées.

Waldetrude :

Fille de Wachon, roi des Lombards et de la reine Ostrogothe, elle épousa en 552, Théodebalde ou Thibaut, roi d’Austrasie âgé de 16 ans, qui la laissera veuve trois ans plus tard. Ils auront eu deux enfants ensemble. Aussitôt Théobald mort que Clotaire décida de s’emparer du royaume d’Austrasie et prit Waldetrude pour épouse mais ne tardera pas à la répudier l’année suivante. Aussitôt délaissée, Waldetrude convolera en troisièmes noces Garibald de Bavière, duc de Bavière avec qui elle aura trois enfants. Sa date de mort demeure inconnue.

 

Source : http://www.france-pittoresque.com

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dimanche 25 mai 2014

Basine de Thuringe, concubine puis épouse de Childéric Ier

Basine (en latin Basina), fille de Medelphus de Thuringe et de Basine de Saxe, naquit vers 445. Elle était l'épouse du roi Basin de Thuringe puis la concubine et l'épouse de Childéric Ier, roi des Francs Saliens.

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Selon Grégoire de Tours, Childéric s’abandonna à une honteuse luxure, déshonorant les femmes de ses sujets. Ceux-ci, s’indignant de cet outrage ; le détrônèrent (457). C'est Ægidius qui est nommé à sa place. Childéric va alors à Thuringe où le roi Bisin ou Basin l'accueillit. Âgé de 23 ans, il était parfaitement bien fait, d'une taille riche, les cheveux blonds, libéral et spirituel. La femme de Basin, qui s'appelle Basine, jeune encore, pouvait passer pour belle, Childéric la remarqua et la séduisit et une liaision se noua entre eux. Leurs amours dureront huit ans, période que dura le séjour de Childéric à la cour du roi de Thuringe.

Avec la complicité de l'un de ses serviteurs Vidomare ou Guyemans, Childéric parvient à recouvrer son trône. Basine l'aurait rejoint, abandonnant ainsi son époux et enfants. Comme il lui demandait avec empressement par quel motif elle venait d’un pays si éloigné, elle lui aurait répondu : "J’ai reconnu ton mérite et ton grand courage ; je suis venue pour rester avec toi : sache que si j’avais connu, dans des régions au-delà des mers, un homme plus méritant que toi, j’aurais désiré d’habiter avec lui." Childéric enchanté, l’épousa. Ce mariage fut l'origine de la haine de deux peuples : les Francs et les Thuringiens.

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Basine et Childéric

De leur union naquirent quatre enfants :
1. Clovis 1er, premier roi des Francs
2. Alboflède, religieuse
3. Audeflède , épouse de Théodoric, roi des Ostrogoths
4. Lantilde, religieuse également

Basine passait pour une femme intelligente et économe et elle s'appliqua à faire de Childéric, un roi actif, vigilant et appliqué. Quand celui-ci mourra en 481, c'est son fils aîné Clovis qui lui succédera. Basine survivra 10 ans à son mari pour s'éteindre en 491, âgée de 46 ans.

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jeudi 15 mai 2014

Mary Shelton, maîtresse probable d'Henri VIII

Mary Shelton était la fille de Sir John Shelton (1477-1539 ) et d'Anne Boleyn (1479-1556). Sa date de naissance incertaine est située entre 1512 et 1520.

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Un certain nombre de chercheurs, y compris Kelly Hart dans son livre Les Maîtresses de Henry VIII, affirment que Mary Shelton était la maîtresse du roi en 1535 et aussi l'une des prétendantes pour devenir la quatrième épouse de Henry ce qui est peu probable. Certes en 1538 dans une lettre, il fut fait mention de l'intérêt du roi pour Marie Shelton et d'une autre dame de la cour mais nullement d'un projet du mariage .

Le commentaire pourrait tout aussi bien se référer au choix du roi de l'une des deux comme sa prochaine maîtresse . Ce que nous savons être vrai au sujet de Marie, c'est qu'elle était amie avec Lady Margaret Douglas, Lady Mary Howard, comtesse de Richmond, et le frère de cette dernière, Henry Howard , comte de Surrey. Elle a contribué à éditer le " Devonshire Manuscrit, " un recueil de poèmes, certains d'entre eux originaux, qui a été adopté autour des membres de leur cercle .

Deux des poèmes suggèrent que Sir Thomas Wyatt a courtisé Mary mais que ses avances furent rejetés par elle. Bien sûr, Wyatt était marié à l'époque . Après la mort de son père Sir John Shelton en décembre 1539, Kelly Hart dit que Marie est entrée au couvent de Sainte-Hélène, Bishopsgate, mais c'est impossible puisque le prieuré avait été dissous l'année précédente en novembre 1538.

Il y avait une Mary Shelton là à ce moment, mais elle était religieuse . Elle était accordée une rente de quatre livres et aurait été priée par la loi de rester célibataire . Notre Mary pourrait avoir été présente à la cour au service de la reine Catherine Howard . Après l'arrestation de la reine Catherine en 1542, Marie a passé la plupart de l'année prochaine avec ses amis Marie Howard et Margaret Douglas à Kenninghall, Norfolk, la maison de Mary Howard. Mary tomba amoureuse de Thomas Clere, l'un des amis proches du comte de Surrey .

Ils avaient l'intention de se marier, mais en ont été empêchés par la mort de Clere le 14 avril 1545. Peu après , Marie se maria avec Sir Anthony Heveningham (v.1507-1557) et de leur union naquirent neuf enfants qui sont Marie, Anne, Jane, Bridget, Sir Arthur (décédé en 1630), Abigail, Henry, John et Dorothy.

Après la mort de Sir Heveningham, Mary convola en deuxièmes noces Philippe Appleyard qui était plus jeune qu'elle.

Elle décéda en 1571, ayant dans la cinquantaine.

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Margaret Shelton, maîtresse passagère de Henri VIII

Connue sous le nom de « Madge », Margaret Shelton était la fille de Sir John Shelton, (1477-1539 ) et d'Anne Boleyn (1479-1556), la sœur du père de la reine Anne Boleyn.

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Madge vint à la cour en tant que demoiselle d' honneur de sa cousine en 1535 et aurait été la maîtresse d'Henri VIII pendant une période d'environ six mois. Au moment de l'arrestation d'Anne, Madge devait se marier avec Henry Norris , un veuf , mais était en même temps courtisée par Francis Weston, qui était déjà marié. Le projet ne devait pas venir à bout car les deux hommes ont été arrêtés et exécutés dans le cadre de la prétendue adultère d'Anne Boleyn .

Kimberley Schutte, dans sa biographie de Lady Margaret Douglas , décrit Madge Shelton comme « une jolie fille avec des fossettes ... très douce dans l'expression de son visage » et « gentille dans ses paroles », mais elle semble aussi penser Margaret et sa sœur Marie était la même personne et identifie Madge comme la « jeune belle femme à la cour » qui peut avoir été la maîtresse du roi en 1534 .

Dans son livre Les Maîtresses de Henry VIII, Kelly Hart identifie « Madge » comme Marie Shelton, mais il est plus logique que ce soit Margaret qui était la maîtresse de Henry pendant la période du règne d'Anne Boleyn notamment compte tenu de son âge. Certains récits disent que Madge était avec la reine Anne sur l'échafaud . Mais c'est peu probable car le nom de « Madame Shelton » refit surface en 1538, quand Henry était à la recherche d'une épouse étrangère comme quatrième épouse. Le roi avait été beaucoup subjugué par le portrait de Christina de Milan, peint par Hans Holbein le jeune et cette dernière était décrite comme ressemblant à Madame Shelton.

En 1538, Margaret fut mariée à Thomas Wodehouse ou Woodhouse de Kimberley (1510-1547).

Avant la mort de Wodehouse dans la bataille de Musselborough, ils avaient eu six enfants : Roger (décédé en1588), John (né en 1543), Anne, Elizabeth, Mary, et Henry (né au début de 1546 ).

Elle survécut onze ans à son époux.

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vendredi 21 mars 2014

Armande Félice de La Porte Mazarin, marquise de Nesle

Née le 3 septembre 1691 du mariage de Paul Jules de La Porte, duc de Rethel, duc de Mayenne, duc de La Meilleraye et de Mazarin, (né le 25 janvier 1666, décédé le 7 septembre 1731) avec Charlotte Félice Armande de Durfort-Duras (décédée le 27 décembre 1730).

Elle est l'arrière-petite nièce du cardinal de Mazarin, et la petite-fille d'Hortense Mancini.

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Portrait en "Hébé" par Jean-Marc Nattier en 1729

Elle fut mariée le 2 avril 1709  avec Louis III de Mailly, (1689-1767), Marquis de Nesle et de Mailly, Prince d'Orange et de l'Isle-sous-Montréal, Comte de Bohain, de Beaurevoir et de Bernon, Seigneur de Maurup, Chevalier des Ordres du Roi.

De cette union naquirent cinq filles dont quatre furent les maîtresses du roi Louis XV :

- Louise-Julie de Mailly (1710-1751), comtesse de Mailly-Rubempré.

- Pauline-Félicité de Mailly (1712-1741), marquise de Vintimille.

- Diane-Adélaide de Mailly (1714-1769), duchesse de Lauraguais.

- Hortense-Félicité de Mailly (1715-1799), marquise de Flavacourt. La seule à ne pas avoir été la maîtresse du roi

- Marie-Anne de Mailly (1717-1744), marquise de La Tournelle puis duchesse de Châteauroux.

Le cardinal Dubois disait de la marquise de Nesle : « Cette dame a des regards si enflammés que force est de s'y brûler comme le papillon à la chandelle. Elle est parfaite de corps et d'esprit ; heureux ceux qui arrivent dans la terre promise ! »

En effet, ayant des moeurs légères, elle ne tarda pas à tromper son mari et fut tour à tour la maîtresse de Louis Henri de Bourbon-Condé, 4e prince de Condé (1692-1740), et de leur liaison naquit Henriette de Bourbon-Condé (1725-1780) . D'ailleurs on prétendait que sa fille Marie-Anne aurait aussi pour père ce prince.

Mais la marquise de Nesle deviendra célèbre pour sa liaison avec le duc Richelieu. En effet, ce dernier a une autre maîtresse, la vicomtesse de Polignac qui est une cousine germaine par alliance de Mme de Nesle. Folle de rage, la marquise n'hésita pas à provoquer en duel sa rivale pour profiter de l'exclusivité des faveurs du du duc de Richelieu. Mme de Nesle n'aimait pas le partage. La rencontre eut lieu au bois de Boulogne en septembre 1718, l'arme choisie fut le pistolet : la vicomtesse de Polignac visa mieux que sa rivale qui eut l'épaule effleurée par une balle. La blessée se fait une gloire de son écorchure, le duc de Richelieu, quant à lui, n'apprécia guère cette publicité, tourna ses regards vers Charlotte-Aglaé d'Orléans, Mlle de Valois (fille du Régent) et abandonna et Mme de Nesle et Mme de Polignac ! 

La marquise de Nesle fut nommée Dame du Palais de Marie Leszczynska, le 27 avril 1725. 

Elle mourut à Versailles le 14 octobre 1729 , âgée de 38 ans, après avoir accouché d'un garçon, qui mourra au berceau. C'est sa fille, la comtesse de Mailly qui lui succède dans la charge de Dame du Palais de la Reine.

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