Fille de Jean-Baptiste Haynault, entrepreneur de tabac à Paris, et de Catherine Coupris de La Salle, Marguerite Catherine voit le jour le 11 septembre 1736 à Saint-Sulpice, Paris.

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En 1759, âgée de 23 ans, elle devient la maîtresse du roi Louis XV et ne tarde pas à lui donner l'année suivante le 20 mai, une fille prénommée Agnès-Louise de Montreuil, qui est officiellement la fille de Marguerite Catherine Hainault (ou Haynault) et d’un officier de cavalerie, un certain Louis de Montreuil. Sous cette identité se cache en réalité le roi de France.  Quant à Mlle Hainault, c'est elle-même qui est l’une de ses petites maîtresses du moment.

Elle lui donnera une autre fille en 1762, Anne-Louise de La Réale qui comme sa soeur aînée, sera baptisée sous des faux noms officiellementfille de Marguerite Hainault et d’Antoine-Louis de La Réale, ancien officier de cavalerie. Louis XV a ici choisi le patronyme révélateur de "Réal" (qui signifie " royal" en espagnol).

Après la naissance d'Anne-Louise, Mlle Hainault est délaissée par le roi. Elle épousera en 1766, Blaise Arod, marquis de Montmelas, brigadier des armées du Roy. Celui-ci a huit ans de moins qu'elle. Ils n'auront pas d'enfants.

Les filles de Marguerite seront élevées loin de leur mère : elles seront élevées ensemble au couvent de Chaillot. En août 1774, soit quelques mois après la mort de leur père, le nouveau roi Louis XVI leur accorde des lettres de noblesse, Et pour chacune d’elles, le Bien-Aimé avait constitué un capital de 223 000 livres, leur assurant ainsi un revenu annuel de 24 300 livres. Il en va ainsi aux autres enfants naturels de Louis XV.

En 1778, âgée de 18 ans, Agnès-Louise épouse Gaspard d'Arod de Montmelas (né en 1747), Capitaine de cavalerie au Régiment d'Artois. Ce dernier n’est autre que le frère cadet de Blaise d’Arod de Montmelas, le mari de sa mère ! Ils auront ensemble quatre enfants. Quant à Anne-Louise, elle épousera en 1780, René-Guillaume, comte de Geslin. De cette union, naissent six enfants dont cinq seront emportés durant l’enfance, au cours de la Révolution.

Au début de la Révolution, Marguerite et son époux émigrent puis regagnent la France où ils sont rayés des listes d'émigrés le 3 mars 1795. Leur beau-fils, René-Guillaume de Geslin, moins chanceux, sera accusé d’être lié aux royalistes, et condamné à mort et guillotiné le 27 décembre 1795.

Le marquis et la marquise de Montmélas se séparent par contrat passé le 5 mai 1803. Le marquis reste à Paris tandis que Marguerite se rend à Montmelas. Elle y reste jusqu'à sa mort qui survient le 17 mars 1823. Son ex-époux quant à lui meurt en 1815.