Filles d'un cardeur de laine du palais royal, d'après Grégoire de Tours, Méroflidis et Marcoveifa deviennent dès 165 les concubines du roi de Paris, Caribert. Marcovefa cependant portait le voile religieux ; car en ce temps beaucoup de femmes se consacraient à Dieu sans quitter leur famille et leur maison. Le voile seul témoignait de leur consécration. , ce qui suscita l'indignation de la reine Ingeberge qui provoqua un scandale et se vit chassée de la cour.

Après la répudiation de son épouse légitime, Caribert épousa Méroflède et quelque temps après, sans se soucier d"être excommunié par saint Germain, évêque de Paris qui lui remontre qu’il ne peut épouser une religieuse, sœur de la femme qu’il avait déjà, Caribert fit quitter le voile à Marcovefa et la prit aussi pour femme et se trouve ainsi excommunié par l'Église pour bigamie. Mais Caribert se sépara des deux sœurs et épousa une autre femme, Theodechilde.

Marcoveifa mourut peu de temps après (toujours d'après Grégoire de Tours), suivie dans la tombe par Caribert lui-même en fin d'année 567.

Quant à Méroflède, sa date de décès demeure inconnue.

Marcoveifa pourrait être la mère de la princesse mérovingienne Clotilde (même si l'identite de la mère de celle-ci reste la princesse Theodechilde), qui fit partie avec sa cousine Basine, fille de Chilpéric Ier, de la révolte des nonnes de Poitiers.