Née vers 1584, Marie Babou de La Bourdaisière était la fille de Georges Babou de La Bourdaisière, comte de Sagonne et de Madeleine du Bellay, dame d'Yvetot. Deuxième enfant du couple, elle avait un frère aîné et deux soeurs cadettes qui sont : Georges (1583-1615), comte de Sagonne, tué en duel, Marguerite (1587- ?) et Anne (v.1588-1647), abbesse de Beaumont-lès-Tours de 1613 à 1647.

À l'âge de quinze ans en 1599, elle devint la fille d'honneur de la reine Louise de Lorraine et fut ensuite plus tard celle de la reine Marie de Medicis de 1600 à 1604. Vers l'époque où elle devint la fille d'honneur de la reine douairière, elle devint la maîtresse passagère d'Henri IV au moment où il venait de perdre sa favorite officielle, Gabrielle d'Estrées, qui était aussi l'une de ses cousines. Mais sa faveur dura de courte durée. Le roi la maria à Charles Saladin d'Anglure de Savignyvicomte d'Estoges (1573-1616) comme l'attestent les mémoires du chevalier Gougnon : "Henri IV la maria au vicomte d'Etoges après en jouy depuis la mort de Gabrielle d'Estrées, sa cousine germaine. Elle était alors en 1599 fille d'honneur de la reine Louise de Vaudémont, auprès de laquelle il passa 15 jours qu'il donna à Melle de la Bourdaisière à Moulins, en attendant que son marché avec la d'Entragues fut conclu. Elle fut fille d'honneur de la reine Marie de Medicis. Elle fut maitresse d'Henri IV qui la quitta pour Melle du Bueil en 1604..."

De cette union naquirent cinq enfants qui sont :

  • Antoine Saladin d'Anglure de Savigny (1603-1675), comte d'Estoges et marquis du Bellay
  • Anne  d'Anglure de Savigny
  • Gabrielle d'Anglure de Savigny
  • François Saladin d'Anglure de Savigny
  • Antoine d'Anglure de Savigny

Veuve en 1617, elle fait aveu, comme héritière universelle de Louise Babou, sa nièce de la chatellenie de Thuisseau et de la seigneurie du Coudray, mouvante d'Amboise.

En 1615, à la mort de son frère, elle reçut ses titres et fut comtesse de Sagonne, dame de la Bourdaisière et de Germigny l'Exempt. Elle vendit cette dernière terre au sieur de Babute.

Après 1617, on perd toute sa trace.