Louise-Jeanne-Marie de Courtarvel de Pezé vit le jour le 15 avril 1733. Son père, Louis-René de Courtarvel, marquis delouisejeannedecourtavel Pezé (1676-1752), s'était d'abord marié au début de l'année 1708 avec Eléonore-Charlotte de La Hautonnière, de neuf ans son aîné qui mourut en 1730. Veuf et sans enfants, le marquis de Pezé épousa en secondes noces le 7 juin 1732 avec Louise-Charlotte de Thibaut de La Rochethulon ( ?- ?).

Fille aînée du couple, Louise-Jeanne-Marie verra la naissance d'une sœur et d'un frère qui étaient :

  1. Henriette-Charlotte-Marie de Courtarvel de Pezé (1735- ?), qui épousera Michel-Pierre-François d’Agrouges (1720-1786), marquis de La Chapelle-La-Reine, lieutenant général des armées du roi et dont elle eut trois enfants.
  2. Louis-René de Courtarvel (1740-1759), premier marquis de Courtarvel et décédé sans postérité.

Elle épousa le 27 mai 1755 à Paris un homme de 23 ans son aînée, Joachim de Dreux-Brézé (1710-1781), quatrième marquis de Dreux-Brézé, Grand Maître des cérémonies de France, lieutenant général des armées du roi et mousquetaire du roi, dont elle eut cinq enfants (quatre filles et un fils) :

  1. Elisabeth de Dreux-Brézé (1756- ?), qui épouse le 3 février 1783, François-Charles de Coucy (1745-1818), comte de Coucy, chevalier de Saint-Louis en 1778, lieutenant colonel au régiment de Navarre en 1778 et maréchal de camp en 1815, dont elle eut une fille.
  2. Charlotte de Dreux-Brézé (1762-1842), qui épousa le 20 février 1788, Gabriel-René-François de La Rochelambert (1755- ?), comte de La Rochelambert, capitaine de dragons, puis major en second d'un régiment de cavalerie dont elle eut quatre enfants.
  3. Marguerite de Dreux-Brézé (1758-1760)
  4. Thomas de Dreux-Brézé (1760-1761)
  5. Marguerite de Dreux-Brézé (1763- ?), qui se maria en 1789 avec Louis-Pierre-Léon-Pascal, comte d’Ourches (1766-1843),  sans postérité.
  6. Louise de Dreux-Brézé (1764-1770)
  7. Henri-Evrard de Dreux-Brézé (1766-1829), cinquième marquis de Dreux-Brézé, Pair de France et Grand maître des cérémonies de France. Marié avec Adélaïde-Philippine de Custine (1770- ?), dont postérité.
  8. Jacqueline de Dreux-Brézé

Mme de Maillé-Brézé aurait devenu la maîtresse de Louis XV en 1760. D'apres les Mémoires pour servir à l'histoire des cours de Louis XIV, volume 9, page 346, "Elle etait de petite taille, mais bien faite et fort jolie de visage, élevée à Versailles dès son plus jeune âge, elle avait toujours éprouvé pour le roi de tendres sentiments. Mais comme sa modestie et sa timidité lui interdisaient d’en faire état, elle se contentait de contempler son idole à la messe. Un jour, le croisant par surprise dans une galerie, ses yeux le fixèrent avec une telle intensité qu’il s’approcha d’elle, lui prit la main qu’il serra dans la sienne, et lui promit le jour suivant une lettre amoureuse, ainsi qu’un moyen de se revoir à l’insu de son mari. Le jour du rendez-vous, à quatre heures précises, Louis XV dépêcha le financier Beaujon dans un bosquet des Tuileries, avec pour mission de demander à la dame qui s’y trouverait : « Est-ce vous, Madame ? ». Sur sa réponse affirmative, il devrait ensuite la conduire à Versailles. Tout se passa comme prévu, sans que Mme de Maillé-Brézé, osât adresser la parole à son compagnon de route, ni à l’aller, ni au retour. Afin de prévenir les soupçons de M. de Brézé, elle décida de louer une maison à Sèvres, où les deux amants faisaient chacun la moitié du chemin pour s’y retrouver. Quand elle devint grosse, elle pria le roi d’accorder à son mari l’une des trois ambassades, vacantes à ce moment.  M. de Maillé-Brézé était l’homme le plus tatillon de la terre. Incollable sur le protocole et les préséances, il était seul à savoir à quelle occasion il convenait d’ouvrir un ou deux battants de porte. Sorti de là, il n’y avait pas d’esprit plus bornée, surtout en matière de politique étrangère. Aussi Choiseul  refusa-t-il  tout net de lui confier la moindre mission diplomatique. Son nom passera  cependant à la postérité grâce à la fameuse réplique de Mirabeau à l’Assemblée Nationale."

Contrairement à ce que prétendent ces Mémoires, elle n'aurait pas été élevée à Versailles mais à la campagne chez sa mère La Roche Thulon. De plus, l'auteur de ces Mémoires a tendance à confondre les Dreux-Brézé avec les Maillé-Brézé.

Mme de Dreux-Brézé fut présentée à la cour le 16 mai 1754.

Son mari ne fut jamais confronté à Mirabeau puisqu'il mourut en 1781. Louise-Jeanne-Marie de Courtarvel de Pezé, marquise de Dreux-Brézé mourut âgée de 56 ans, le 1er novembre 1789 à Paris, quelques mois après la Prise de La Bastille.