1Le Mardi, 29 Décembre 1721, à Paris, rue de Cléry naît Jeanne-Antoinette Poisson. Elle a pour père et mère, François Poisson (1684-26 Juin 1754), fils cadet d'un riche tisserand et propriétaire terrien et travaillant chez les frères Pâris comme débiteur des services des vivres et Louise-Madeleine de La Motte (1699-24 Décembre 1745), fille d'un commissaire et distributeur des viandes à l'hôtel des Invalides. Elle fréquente aussi beaucoup d’hommes, (qui sont réputés pour être ses amants) tels que : le ministre des Finances, Claude Le Blanc, le financier, Jean Pâris de Montmartel et le fermier général, Charles-François Paul Le Normant de Tournehem. On prétendra sur ces deux derniers, que l’un d’eux fût le père probable de la jeune Jeanne-Antoinette. Jeanne-Antoinette est baptisée le lendemain, le Mercredi, 30 Décembre 1721, à la paroisse de Saint-Eustache à Paris et a pour parrain et marraine Jean Pâris de Montmartel et sa nièce Antoinette-Justine Pâris. Jeanne connaîtra une sœur, Françoise-Louise, qui selons certains récits, meurt vraisemblablement, très jeune (1724-1724) et un frère, Abel-François, futur marquis de Marigny, de Vandières et de Ménars (18 Février 1725- 11 Mai 1781). En 1726, elle est placée au couvent des Ursulines de Poissy situé à Paris, où l'une de ses tantes, Élisabeth de La Motte de La Sainte-Perpétue est l'une des sœurs supérieures. Jeanne-Antoinette y apprend à lire et à écrire. En 1727, son enfance pourtant heureuse est troublée par le départ de son père, François, qui est accusé des malversations et est condamné par contumace à être pendu. Il est contraint de quitter le pays pour sauver sa vie. Il s'enfuit à Hambourg, Allemagne et ne reviendra à Paris que douze ans plus tard, après la cassation de son jugement et sa réhabilitation. C’est à cette époque aussi, que les parents de Jeanne, les époux Poisson : Louise-Madeleine et François, se séparent de corps et de biens. Néanmoins si le père de Jeanne est à Hambourg, en Allemagne, donc loin de Paris, Jeanne-Antoinette continue à étudier au couvent des Ursulines de Poissy, bénéficiant d’une bonne éducation. Jeanne-Antoinette qui est de santé fragile, est souvent malade des bronchites et autres souffres 2respiratoires. Inquiète, sa mère la reprend en 1729. Jeanne-Antoinette a alors huit ans. En 1730, sa mère l'amène voir une diseuse de bonne aventure, Madame Lebon qui lui prédit qu'elle sera maîtresse du roi. Dès lors, un homme qui vivait publiquement avec sa mère (et présumé père de Jeanne-Antoinette), Charles-Paul Le Normant de Tournehem, fermier général décide de prendre en main son éducation en lui prodiguant de meilleurs professeurs tels que Jélyotte, Crébillon ou Lanoue. Jeanne apprend la danse, le maintien, le chant, le théâtre, le dessin, la gravure et la littérature. En 1737, à l'âge de seize ans, elle joue pour la première fois devant Voltaire dans sa tragédie Zaïre (dans un rôle quelconque) au théâtre du Château d'Etiolles. En 1739, son père, François Poisson, qui était pendant de nombreuses années à l’étranger, revient à Paris, après avoir été réhabilité par le Parlement de Paris. Jeanne-Antoinette, en grandissant devient une belle, jeune et intelligente fille. D’après ses contemporains : elle est d’une taille, fine, svelte, souple, élégante. Elle a des cheveux châtains clairs plutôt que blonds. Ses yeux charmants, changent de couleur selon les circonstances : du bleu clair à l’indigo foncé. Spirituelle, Jeanne-Antoinette manifeste très tôt l'envie d'aller dans les salons parisiens et y fait sensation par sa beauté, son esprit enjoué ainsi que par a conversation quand elle y va avec sa mère. Elle chante avec une jolie voix mélodieuse et sait parfaitement jouer au clavecin. Elle sait aussi graver sur des pierres fines avec un joli talent d’amateur. Tout le monde qui l'entoure, loue son intelligence, ses talents et surtout sa beauté. Louise-Madeleine, très fière de sa fille, la surnomme le morceau du roi ou Reinette peut-être à cause de la prédiction qu'elle sera maîtresse du roi. Elle l'a élevée ainsi pour qu'elle soit la favorite royale un jour. Charles-Paul Le Normand de Tournehem prend ensuite la décision de marier la demoiselle Poisson. Plusieurs prétendants viennent se présenter mais on leur refuse la main de Jeanne-Antoinette. Monsieur 3de Tournehem avait pensé depuis longtemps à la marier à son neveu, Charles-Guillaume Le Normant, fils d'Hervé-Guillaume Le Normant du Fort, trésorier général des monnaies (1673-1751) et d'Élisabeth de Francines (+1765). Celui-ci avait auparavant rencontré Jeanne-Antoinette, encore très jeune fille lorsqu'il venait visiter son oncle, et était tombé amoureux depuis. Il n'était pas beau mais était intelligent et instruit avait un cœur excellent et l'esprit rassis. Mais le problème restait chez les parents de Charles, les Le Normant du Fort qui ne voulaient pas que leur fils s'unisse avec Jeanne-Antoinette du fait de ses origines : son père, François, avait eu des problèmes financiers durant toute sa vie et avait été condamné à mort pour malversations financières, et sa mère, Louise-Madeleine, avait une réputation de galante et collectionnait beaucoup d'amants. Monsieur de Tournehem ne se découragea pas et présenta les avantages du mariage de leur fils avec Jeanne-Antoinette : Charles-Guillaume travaillerait avec lui comme sous-fermier général et qu'à sa mort, il lui succédera à la tête de la ferme générale. Les parents de Charles-Guillaume acceptèrent et en eux, se levèrent des scrupules de voir une autre famille hériter de cette énorme famille. Le contrat de mariage est signé devant le notaire Perret, le 4 Mars 1741 et le 9 du même mois, Jeanne-Antoinette Poisson est mariée à Charles-Guillaume Borromée Le Normant à l’église de Saint-Eustache, paroisse de Saint-Roch. Le Normant de Tournehem installe le jeune couple dans un de ses châteaux et donne la seigneurie d’Étiolles à son neveu.  Le 26 Décembre de la même année, Jeanne met au monde son premier enfant, un fils, que l’on prénomme Guillaume-Charles. Mais hélas, l’enfant meurt à l’âge de six mois, en 1742. Le 10 Août 1744, Jeanne-Antoinette donne naissance à son second enfant, cette fois-ci une fille, prénommée Alexandrine-Jeanne. Durant ses premières années matrimoniales, Jeanne fréquente plusieurs salons parisiens: chez Mme de Tencin, Mme Geoffrin ou chez sa cousine par alliance, la comtesse d’Estrades, où elle brille par son esprit et sa beaut4é ; reçoit Voltaire, Fontenelle, Montesquieu, Marivault, Diderot, Bernis, Maupertuis, Cahusac dans son propre salon. Elle organise aussi des représentations intimes dans son petit théâtre qu’elle a fait construire au château d’Étiolles que son mari a fait construire. Si Charles-Guillaume Le Normant d'Étiolles est très épris de sa femme, en revanche, Jeanne-Antoinette ne l’est pas; comme je l’ai dit, il n'est pas beau, mais il est jeune (il a vingt-quatre ans), est instruit, il a un cœur excellent, et est surtout honnête homme. Mais madame d'Etiolles ne s'est pas mariée pour aimer son mari. La prédiction que la diseuse de bonne aventure lui a dit à l’âge de neuf ans, lui est restée dans l'esprit. Elle a entendu sa mère dire plusieurs fois qu’elle est le morceau du roi et que c’est lui qui est digne de sa beauté et de ses talents. Jeanne-Antoinette, connue pour grande beauté, est citée parmi les plus jolies femmes de Paris. Ses charmes et sa beauté arrivent même jusqu’à la cour aux oreilles du roi. La favorite en titre du roi, la duchesse de Châteauroux, alors toute-puissante et très aimée du roi, commence à la considérer comme une rivale. Jeanne-Antoinette espère de son mariage, avoir un titre ou une position sociale qui peut lui permettre de devenir la maîtresse du roi (elle sait qu’elle vient d’une classe qui n’est pas celle de la noblesse). Justement près de l’endroit où elle habite, il y a la forêt de Sénart où le roi Louis XV aime venir chasser. Jeanne se fait remarquer par le roi et participe aux chasses royales tantôt vêtue de robe rose dans une calèche d’azur où de robe d’azur dans une calèche rose. Louis, intrigué, demandait le nom de cette femme belle et charmante. C’est peut-être vers cette époque que Jeanne-Antoinette et le roi commencent à se rencontrer mais en secret. Et c’est Binet de Marchais, valet de chambre de Monseigneur le Dauphin et parent éloigné de la jeune Madame d’Étiolles, qui sera l’intermédiaire de leur rencontre. Finalement, la duchesse de 5Châteauroux, la favorite en titre, meurt le 8 Décembre 1744 dans des circonstances mystérieuses. Les Favoris de Louis XV se mettent en quête de trouver pour lui une nouvelle favorite. Les frères Pâris qui désirent se lier étroitement avec Louis XV, voient que Jeanne-Antoinette est susceptible de plaire au roi. Le 27 Février 1745, Jeanne-Antoinette est invitée au bal masqué royal, donné en l’honneur du mariage du dauphin et de l’infante de l’Espagne. Elle apparaît au bal, déguisée en bergère et le roi en if. La cérémonie est grandiose. Le 31 mars, elle fait son apparition à Versailles, elle se laisse séduire par le roi. Comme l’avait fait la duchesse de Châteauroux, Jeanne pousse le roi à rejoindre ses armées mais plus habile que la duchesse, elle ne le suit pas  pour se faire encore plus désirer. Le roi lui écrit presque tous les jours et c’est Bernis qui se charge de répondre à ses lettres. Le 7 Juillet, elle est faite marquise de Pompadour et est séparée de corps et de biens d’avec son mari. Le 2 Septembre, elle quitte Étiolles pour s’établir au palais de Tuileries où l’on célèbre le retour du roi. Reste alors le problème de savoir celle qui sera sa marraine lors de sa présentation à la cour. Toutes les dames de la cour refusent et c’est Louise-Anne de Bourbon, la princesse douairière de Conti, endettée à cause des jeux, accepte à condition que l’on paye ses dettes. Le 14 Septembre, à dix-huit heures, elle est présentée à la cour. Elle est installée dans les appartements proches de ceux du roi reliés par un escalier secret. À la cour, la marquise de Pompadour est haïe par les milieux dévots et aristocratiques  ainsi que le peuple du fait de ses origines roturières. Elle vient d’un milieu financier (la classe la plus haïe qu’il soit). On écrit des pamphlets à son égard qu’on appelle des ‘‘des poissonades’’ : 

Fille de sangsue et sangsue elle-même

Poisson d’une arrogance extrême

Etale en ce château sans crainte et sans effroi

La substance du peuple et la honte du roi

6Elle se fait appeler Maman Putain par les enfants du roi notamment par le dauphin Louis-Ferdinand et Madame Adélaïde qui ne supportent pas le double adultère de leur père. La nouvelle dauphine, Marie-Thérèse d’Espagne la haie au point de dire un jour que si elle retourne dans l’eau, elle retrouvera son élément. Le 24 Décembre 1745, sa mère qui souffrait depuis longtemps d’un cancer, meurt. Le 22 Juillet 1746, la nouvelle dauphine meurt en couches. Reste alors de trouver pour le dauphin, une nouvelle épouse. La marquise, proche du maréchal de Saxe, veut faire épouser l’une de ses nièces, Marie-Josèphe au dauphin de France au grand déplaisir de Marie Leszczynska (à ne pas oublier que le grand-père et le père de la nouvelle épousée ont chassé du trône polonais, le père de la reine, Stanislas Leszczynski). L’union a lieu en 1747, à la grande joie de la marquise de Pompadour. De sa liaison avec le roi, Jeanne aura deux ou trois fausses couches entre 1746 et 1749. En hiver 1750-1751, les relations entre le roi et la marquise deviennent platoniques voire amicales. Malgré cela, Jeanne de Pompadour reste à la cour en tant que favorite officielle. Même si la marquise n’est plus la maîtresse du roi, elle est son amie, sa conseillère, sa confidente. Aussi pour ne pas voir une autre maîtresse royale surgir parmi les dames de la cour, ou quelques dames de la cour qui peuvent la supplanter telles que Charlotte-Rosalie de Romanet, la comtesse de Choiseul-Beaupré, Madame de Pompadour se charge elle-même des amours passagères du roi : des jeunes filles jolies mais fort peu-spirituelles qui sont logées aux Parc-aux-Cerfs, sans lendemain et sans attache et qui sont mariées aux hommes honnêtes dès qu’elles sont disgraciées. La plus connue est Marie-Louise O’ Murphy, qui faillit même la remplacer dans le cœur du roi. Le 17 Octobre 1752, elle reçoit l’honneur des tabourets, réservé aux duchesses (même si elle n’en reçoit pas vraiment le titre) et c’est encore la princesse douairière de Conti qui se charge de la 7présenter. En hiver 1753, Louis XV lui offre l’hôtel d’Évreux, actuel palais de l’Élysée, pour en faire sa résidence parisienne : il sera modifié en grande partie par l’architecte Lassurance. Le 15 Juin 1754, sa fille unique, Alexandrine-Jeanne, meurt d’une péritonite aiguë au couvent de L’Assomption, où elle est éduquée comme une princesse royale, la marquise ne se remettra jamais de cette perte. Onze jours plus tard, le 26 Juin, elle perd son père. En 1756, elle est nommée dame du palais de la reine Marie Leszczynska et pour montrer à la cour, qu’elle s’est repentie, elle fait murer l’escalier secret qui relie ses appartements à ceux du roi. Durant sa faveur, la marquise n’oublie pas sa famille : son père est anobli et est fait marquis de Marigny (ce n’est qu’après sa mort, en 1754, que son fils, François-Abel Poisson, frère de Madame de Pompadour, héritera de ses terres et devenant ainsi le marquis de Marigny), son oncle par alliance, Charles-François-Paul est fait directeur général des Bâtiments, son frère est fait marquis de Vandières et succède à son oncle, au titre de directeur général des Bâtiments après sa mort. Elle fait nommer son neveu, M. Poisson de Malvoisin, garde du régiment de Piémont. En tant que favorite royale, Madame de Pompadour soutient les arts, elle se fait acheter plusieurs châteaux tels que : Crécy, Champs-sur-Marne, Saint-Cloud, Fontainebleau, Ménars, Bellevue, …… Elle envoie son frère en Italie avec Soufflot, pour étudier sur les arts Italiens. Elle fait construire beaucoup de monuments tels que la place de Louis XV, actuelle place de la Concorde, ou des bâtiments tels que L’École Militaire par l’architecte Gabriel. Elle fait développer une manufacture de céramique, la Manufacture de Sèvres, qui fabrique de porcelaines. Elle fait aussi passer des commandes importantes  aux peintres : Boucher, La Tour, Van Loo, Cochin, Nattier et se fait parfois peindre par eux.  Il passe aussi de nombreuses commandes à l’ébéniste Oeben pour le mobilier de plusieurs de ses châteaux. Elle protège aussi Diderot, d’Alembert et l’Encyclopédie, réconcilie 8Voltaire et Louis XV et le fait l’historiographe du roi, apprécie Rousseau dont elle fait jouer Le Devin du Village. Madame de Pompadour se mêle aussi de politique : elle fait renvoyer le ministre Orry, chargé des Finances et le fait remplacer par son oncle, Charles-François-Paul. Elle soutient le cardinal de Bernis, le duc de Choiseul et le prince de Soubise, et fait congédier le comte de Maurepas, le marquis d’Argenson et le comte Malchaut d’Arnouville. L’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche lui écrit personnellement sollicitant l’appui de la France à l’Autriche. Madame de Pompadour ira même jusqu’à dire à Louis XV de soutenir le Renversement des Alliances : la donne est changée ; l’Autriche qui était l’ennemi héréditaire de la France, devient son Allié, il en résultera la Guerre de Sept ans, la France cède la plupart de ses colonies à l’Angleterre, perd la bataille de Rossbach et la Nouvelle-France. En 1757, la position de la Marquise de Pompadour se retrouve en danger : le Mercredi, 5 Janvier, Louis XV (alors qu’il vient de rendre visite à sa fille malade, Madame Victoire) est poignardé par un certain Robert Damiens, homme du peuple. Madame de Pompadour est défendue d’approcher le roi par la famille royale. Et c’est le dauphin Louis-Ferdinand, qui est à la tête du Conseil d’État. Désespérée, la marquise de Pompadour retourne à ses appartements et Malchaut d’Arnouville lui conseille de quitter le château. Une de ses amies, la maréchale de Mirepoix lui dit de rester. Après huit jours, le roi est guéri et Madame de Pompadour reprend ses fonctions. C’est à ce moment aussi que craignant pour sa vie, elle commence à rédiger son testament. En 1762, le roi fait construire pour la marquise de Pompadour, le Petit Trianon, pour qu’elle y repose loin de la cour. La marquise, de plus en plus souffrante, désire de se repose loin de cette cour tumultueuse. Les projets de construction sont confiés à l’architecte royal, Ange-Jacques Gabriel. Le futur Trianon sera de fran_ois_boucher_019style rocaille. La construction sera terminée en 1768, quatre ans après la mort de la marquise de Pompadour. Celle-ci n’aura pas de chance de l’inaugurer et ce sera la nouvelle maîtresse, Jeanne du Barry, qui s’y installera. Le domaine sera ensuite celui de la reine de France, Marie-Antoinette, offert par son époux, après la mort de Louis XV. En 1763, le traité de Paris est signé, une paix honteuse pour la France qui a perdu beaucoup de ses colonies. En Décembre 1763, les Mozart viennent à Paris puis séjournent à Versailles, la veille de Noël, pendant deux semaines. Les deux enfants Mozart charment toute la cour. Entre le 1er et le 3 Février 1764, Mme de Pompadour invite Mozart dans son hôtel particulier d’Evreux, rue Saint-honoré. C’est durant le mois de Février, lors du retour de son voyage de Choisy, que la marquise ressent les premiers malaises mais on pense que ce n’est qu’une simple indisposition. La marquise tousse beaucoup et crache du sang. Le 29 Février, les médecins diagnotisent une pneumonie. Les jours suivants, elle va de plus en plus mal. Le 24 Mars, elle semble aller mieux et retourne à Versailles. Deux semaines après, le 7 Avril, la marquise a une rechute et a de plus en plus du mal à respirer. Le 14 Avril, Mme de Pompadour termine son testament qu’elle a rédigé 7 ans auparavant et nomme le prince de Soubise, son exécuteur testamentaire, elle voit pour la dernière fois Louis XV. Le jour de Pâques, le 15 Avril, dans la matinée, elle se fait habiller et a la force de recevoir le duc de Choiseul, ministre des Affaires Étrangères, et son frère, François Poisson, marquis de Marigny et légataire universel de ses biens. Elle reçoit aussi le curé de l’Église de La Madeleine dont elle est la paroissienne. Madame de Pompadour reçoit l’Extrême-onction. Madame de Pompadour meurt à 19 h 30. Juste après sa mort, elle est mise sur une civière et flanquée sur une charrette, est transportée immédiatement dans son hôtel particulier de Réservoirs. Les obsèques ont lieu le 17 Avril à l’Église de Notre-Dame. Louis XV, voyant le mauvais temps, ne s’empêche pas de dire : « La marquise n’aura pas beau temps pour son voyage. », puis voyant le convoi funéraire de celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer disparaître, il déclare : « Voilà les seuls devoirs que j’ai pu lui rendre, pensez, une amie de vingt ans ! » Madame de Pompadour est enterrée au couvent de Capucines, auprès de sa mère et de sa fille.’

 

Cette biographie a été rédigée en collaboration avec le site Histoire-et-Secrets.com