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Louise de La Fayette naît le 8 Novembre 1618, à neuf heures, à Vésigneux. Elle est baptisée peu de temps après, à Saint-Martin-du-Puy, paroisse située à Vésigneux. Elle est la fille de Jean Motier de La Fayette, seigneur de Hautefeuille, et de Marguerite de Bourbon-Busset. Elle appartient à une famille de haute noblesse auvergnate. Elle a quatorze frères et sœurs. Elle eut une enfance complètement inconnue. Elle reçut une éducation soignée et c’est sa mère, Marguerite (connue pour sa grande piété et vertu), qui lui transmet sa grande piété et sa vertu. On prit plus tard la décision de l’emmener à la cour dès son plus jeune âge. Dès son plus jeune âge, elle est enthousiasmée à l’idée de rentrer en religion. C’est par l’intermédiaire de son oncle, l’évêque de Limoges et sa proche parente, Mme de Senecey, première dame d’honneur de la reine de France, Anne d’Autriche, qu’elle est introduite à la cour de France. Très vite, elle devient la demoiselle d’honneur d’Anne d’Autriche. C’est au cours d’un ballet de mardi gras, le 18 Février 1635, alors qu’elle n’est âgée d’à peine de dix-sept ans, qu’elle est remarquée par le roi Louis XIII. D’une beauté remarquable (elle est brune aux yeux clairs), Louise de La Fayette parvient à séduire le roi, qui est charmé non pas par sa beauté mais par sa douceur, sa sagesse, sa timidité et ses qualités. Louise devient rouge et balbutie à chaque fois que Louis lui adresse la parole. Pour la première fois, il aime et se sent aimé et cela le rassure et le fait tomber encore amoureux de la jeune Louise. Même si Louis aime sa juste nature, il déteste sa fierté. En effet, Louise, très fière de son rang, porte des robes trop élégantes et des parures très rares, ce qui est tout le contraire chez Marie de Hautefort qui partage aussi les mêmes faveurs qu’elle. Et Louise aime suivre la mode de l’époque et c’est ce qui contrarie Louis. Mais Louise étant une fille très vertueuse, très pieuse et qui a en horreur le péché, finit par conquérir le cœur de Louis XIII. À la cour, on se moque des amours du roi et de sa nouvelle maîtresse, qui sont purement platoniques voire amicales ou chastes. Louise a en effet un ascendant total sur Louis XIII : le roi se confie à elle, parle de ses plaintes, doutes, craintes,… et en retour Louise donne des conseils à son amant, le réconforte. Le cardinal de Richelieu se doute et craint

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que Louise ait trop d’influence sur le roi. Il commence alors à se méfier d’elle. Et de surcroit, Louise vient d’une famille qui n’apprécie pas du tout et hait à fond le cardinal. Et de plus, les gens qui entourent Louise tels que : le père Joseph, le père Caussin, sont des ennemis personnels du cardinal. Le cardinal de Richelieu, tout-puissant ministre de Louis XIII, veut à tout prix écarter pour de bon Louise du roi. Sachant qu’elle est vertueuse et qu’elle est surtout très pieuse, le cardinal décide de lui faire montrer que ce qu’elle est entrain de commettre était de faire tomber le roi dans l’adultère, et que c’était une faute impardonnable envers Dieu. Le plan fonctionne à merveille, et deux mois après, Louise annonce au roi qu’elle veut faire une vie de vocation religieuse et aller au couvent tout le reste de sa vie. Louis en l’apprenant, tombe dans un profond chagrin et pleure durant toute la nuit. Mais trop pieux, il n’ose dire à sa bien-aimée de se détourner de ses projets. Le 19 Mai 1637, quelques temps avant d’entrer au couvent, Louise dit au revoir pour la dernière fois à la famille. Les adieux sont très déchirants. Finalement, durant le mois de Juin 1637, Louise prend le voile et entre au couvent des Filles de La Visitation, qui est situé à la rue Saint-Antoine. Elle prend un autre nom et devient Sœur Angélique. À la fin de 1638, elle prononce ses vœux perpétuels en présence de la reine Anne d’Autriche et d’autres demoiselles d’honneur. Louis est très déchiré par le départ de celle qui l’a aimée. Toujours très attaché à son ancienne maîtresse et amie, Louis XIII lui rend souvent visite (deux fois par semaine). Selon certains récits, c’est après rendu avoir visite à Louise de La Fayette, que Louis XIII va passer la nuit avec son épouse, Anne d’Autriche, le 5 Décembre 1637. Neuf mois après, naît un fils, prénommé Louis-Dieudonné, futur Louis XIV. Louise aurait conseillé le roi de se remettre avec la reine son épouse, Anne d’Autriche pour qu’elle lui donne un fils. Ce serait donc grâce à Louise, que le petit Louis-Dieudonné est né. Dans son parloir, elle ne reçoit pas seulement le roi mais aussi toute la société parisienne. Connue pour sa vertu et sa piété, Sœur Louise-Angélique a l’honneur de correspondre avec Sainte-Jeanne de Chantal, en 1641. Au couvent, Sœur Louise-Angélique est admirée pour sa vertu, sa piété et surtout pour sa grande charité. Après la mort du roi, le 14 Mai 1643, Louise se fait de plus en plus oublier et semble de plus en plus se retirer. Peu d’années après, Louise fonde un nouveau couvent, Chaillot, qui sera intégré en 1651. Louise devient supérieure de la communauté de son couvent, en 1655. Elle finira sa charge, six ans après, en 1661. Modèle pour tous, Louise de La Fayette meurt 11 Janvier 1665, dans l’odeur de la sainteté.

 

Source: http://louisedelafayette.e-monsite.com